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    Une ombre se faufile derrière moi. Je prends peur. Pourtant, j'ai une idée sur l'identité de cette ombre. J'aimerai me retourner pour la voir. Mais je n'ai pas le droit. Si je me retourne, seul Dieu sait ce qu'il pourra m'arriver. Alors je continue à avancer.

    Cette ombre me menace. J'ai tellement peur, que l'envie de me retourner s'intensifie. Je cherche un objet devant moi. Un objet qui se trouverait le plus loin possible de moi. Pour y focaliser mon regard. Car plus je concentrerai mes yeux sur quelque chose, moins j'aurai de chance de vouloir me retourner.

    Je trouve un clocher d'église. Et il y a une horloge. Je pose mes yeux sur les aiguilles de cette horloge. Je me concentre sur ses éléments. Une grande aiguille. Dont le rôle est d'indiquer les minutes écoulées de l'heure en cours. Une petite aiguille. Dont le rôle est d'indiquer l'heure dans laquelle nous sommes. Je remarque la non-présence d'une trotteuse. Dont le rôle est de donner les secondes écoulées dans la minute en cours. L'horloge me donne donc l'heure à la minute près. Je note dans un coin de ma tête l'heure qu'il est. 9:51. Et comme il fait nuit, j'en déduis qu'il est 9:51 du soir. Soit 21h51.

    Je me concentre sur le clocher. Plus j'avance, plus le clocher semble se rapprocher de moi. Je décide de faire une pause. Je suis essoufflée. Comme si je venais de courir un marathon de quinze bornes. Je décide à nouveau de regarder l'heure. 9:51.

    C'est impossible. Il ne peut pas être cette heure-là. J'ai compté dans ma tête les secondes. Il aurait dû s'écouler plus de cinq minutes. Et je la sens encore. Cette présence menaçante dans mon dos.

    J'ai tellement la frousse que je ne peux m'empêcher de me retourner. Je me trouve désormais face à cette ombre menaçante. Elle me fixe intensément. Et cela me file de plus en plus les pétoches. Un sourire se dessine sur ces lèvres – si tant est soit peu que ce soit des lèvres. Un sourire de sadique. Mes jambes décident de m'abandonner. Elles se dérobent, et je me retrouve face contre terre. J'ai peur de perdre de vue l'ombre si je me retourne pour regarder l'heure. Mais j'ai ce besoin de vouloir connaître l'heure qu'il est. L'ombre s'est approchée de moi. Elle me susurre à l'oreille de me retourner et de regarder l'heure sur le clocher de l'église. Et je m'exécute.

    9:51. Toujours la même heure. Toujours la même minute. J'ai perdu l'ombre de vue. Et quand je me retourne pour savoir si elle est toujours là, elle n'y est plus. Je commence à paniquer. Est-ce une mauvaise blague ? Est-ce une illusion ? Est-ce un mauvais rêve ? Pourtant, je l'entends encore. Elle me dit de me réveiller. Mais me réveiller de quoi ? Les ombres autour de moi commencent à se mouvoir. Suis-je en train de devenir folle ?

    -

    Le réveil sonne. Le soleil s'est levé depuis longtemps déjà. Je regarde à mes pieds. Pas d'ombre menaçante. Autour de moi. Toujours pas d'ombre menaçante en vue. Je regarde mon réveil. 9:52. Et les aiguilles du réveil tournent sans problème. Je venais de faire un mauvais rêve. Rien de plus. Pourtant, je sens comme une ombre menaçante sur moi ... Une ombre menaçante avec un sourire de sadique aux lèvres.

     

    Inspiré par : The Legend of Zelda - Artifact of Power, mvmt. 4 : Shadows left by Time
    Rédigé en écoutant : The Legend of Zelda - Artifact of Power, mvmt. 1 to mvmt. 4
    Aucun rapport avec le monde de The Legend of Zelda


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